Il est vital de s’exposer au soleil, ne fuyez plus le soleil, il vous protège du cancer!

Non, vous n’avez pas la berlue. C’est bel et bien là un extrait de la couverture d’un ouvrage très sérieux. Et si le soleil n’était pas si méchant qu’on le croit?

Quoi, le soleil ne tue pas? Oui, mais non, pas toujours, ni de la même manière pour tout le monde.

«Le soleil dont on abuse favorise les cancers de la peau. Le soleil en quantité raisonnable protège du cancer en général».

Un peu, pour pouvoir bénéficier d’un précieux apport en vitamine D, dont on ne soupçonne pas tous les bienfaits: réduction des risques de cancer, amélioration de la santé des os , augmentation de la force musculaire, réduction des risques d’asthme, des douleurs menstruelles, des troubles d’humeur, etc. Même la calvitie serait due, en partie, à un apport insuffisant en vitamine D!

À chacun sa prescription

Mais quelle quantité faut-il exactement pour bénéficier de ces précieux pouvoirs? C’est là que repose en fait le nœud du problème. Car il est impossible de donner une prescription générale. «Cela dépend du type de peau, de la qualité de la peau, de l’alimentation de chaque individu.» Ainsi, cela peut aller de moins de cinq minutes sur l’heure du midi, pour quelqu’un à la peau blanche très sensible, à une bonne vingtaine de minutes pour les peaux plus mates. Seul mot d’ordre: «Il ne faut pas que la peau rougisse.»

Et la crème solaire, dans tout cela?

Rappelons que le cancer de la peau est le cancer le plus fréquent au pays. L’an dernier, 75 000 nouveaux cas ont été décelés, dont 20 000 au Québec. Conclusion? Entre ultra protection et surexposition «il faut trouver un équilibre».

Affaire de marketing, peu d’avantages supplémentaires, faux sentiment de sécurité… Les écrans solaires au FPS très ont mauvaise presse.

Plus de coups de soleil pour le FPS 50+

Résultat: 55,3 % des participants avaient davantage de coups de soleil sur la moitié du visage enduite d’écran au FPS 50+, 40 % n’affichaient aucune différence entre les deux côtés alors que 5 % avaient davantage de coups de soleil sur le côté enduit d’écran au FPS 100+.

FPS 100: mieux quand on n’en applique pas assez?Le FPS revendiqué sur l’emballage d’un produit est déterminé en laboratoire à une densité de produit de 2 mg/cm2. Or, des études ont montré qu’en réalité, les gens en appliqueraient de deux à quatre fois moins dans la vie de tous les jours. En d’autres termes, lorsqu’on met quatre fois moins de crème solaire qu’on le devrait, seul l’écran au FPS 100 conférerait une protection proche d’un FPS 30.

FPS 30

L’Association canadienne de dermatologie reconnaît les écrans solaires à large spectre et avec un FPS de 30 minimum. Avant 2008, le FPS minimum était de 15.

Une balle de golf

C’est la quantité d’écran solaire qu’on devrait s’appliquer sur le corps pour en mettre suffisamment. On doit en réappliquer toutes les deux heures ou après la baignade.

Et les rayons UVA?

«Ce n’est pas tout d’avoir un FPS 100; il faut avoir un large spectre, On peut avoir un très haut FPS et pas nécessairement un très large spectre.» Plusieurs l’ignorent, mais le FPS représente le facteur de protection contre les rayons UVB, ceux qui sont responsables, notamment, des coups de soleil. Or, le soleil émet également des rayons UVA, qui contribuent aussi au cancer de la peau et aux dommages à l’ADN. Les rayons UVA sont aussi en cause dans l’allergie au soleil et la photosensibilisation médicamenteuse. «Les UVA, on n’en entend pas beaucoup parler, mais la liste des dommages est un peu plus longue et les dommages sont à plus long terme».

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